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Par erz, le 24.08.2009
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Par erz, le 24.08.2009
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Par Cemman3@live.ca, le 02.08.2009
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Par Fleur+de+nave, le 16.07.2009
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Date de création : 13.10.2008
Dernière mise à jour :
17.10.2009
65
articles
Thomas COUTROT,économiste, Direction de l'animation des études et de la statistique, ministère du travail et de l'emploi
Dans son livre, critique de l’organisation du travail,thomas coutrotprésente un chapitre (3), le travail sous l’empire de la finance.
Présentation générale du mémoire : contenu et forme
On introduit le lecteur
Thématique communicationnelle étudiée, Au sujet (ampleur et limite), Présentation (survol) de l’état de la question (ce qu’on sait), Problème à résoudre (ce qu’on ne sait pas)
Objectif général (très global), Méthode employée, Angle de vue ou autres point à signaler, Structure du mémoire lui-même
L’auteur passe en revue un nouveau modèle d’entreprise appelé dans ce document, le modèle néolibéral, et critique ses conséquences sociales (chômage, exclusion notamment) de ce système néo-libéral. Comme il le note, ces conséquences laissent percevoir combien « le modèle néo libéral pousse à l’extrême une tendance spontanée de l’organisation capitaliste du travail : la dissociation entre l’efficacité économique et la justice sociale »,
Coutrot critique les théoriciens du libéralisme, qui se disent libérer les forces du marché, qui voulaient mettre en bas les règles, institutions et garanties que le capital avait dû concéder au lendemain de la seconde guerre mondiale (la reconnaissance du pouvoir syndical, le partage du fruit de la croissance, la sécurité sociale, le contrôle du mouvement des capitaux, le rôle décisif de l’état dans le réglage de l’économie, etc.).
L’auteur critique les nouvelles théories économiques de l'entreprise et des organisations, il montre qu'elles ne rendent pas compte des déterminants véritables de l'évolution en cours, telle que la vivent les salariés, parce qu'elles occultent la dimension conflictuelle liée aux mécanismes d'exploitation et de domination.
Sous l'effet de l'hégémonie retrouvée du discours libéral, domine depuis le début des années quatre-vingt une présentations aseptisées de l'organisation du travail dans l'entreprise. Les quelques critiques qui se font entendre depuis peu sont, très significativement, le fait de psychologues, lesquels s'intéressent aux conséquences (souffrance psychique, harcèlement moral) de modes de gestion des ressources humaines dont la rationalité économique est rarement questionnée.
Le capitalisme moderne tend à reposer sur une plus grande liberté de commerce par négociation au sein de grandes institutions internationales comme l'Organisation mondiale du commerce permettant une ouverture des marchés mondiaux élargie, qui ne se limite plus aux marchandises, mais s'étend à d'autres domaines. La libéralisation, prônée par ces organismes, consiste en la suppression de barrières réglementaires nationales. Les services, avec le développement des accords AGCS, mais également l'ouverture à la concurrence de marchés, comme la santé et l'éducation et les services sociaux, autrefois dévolus aux États, sont concernés. Ainsi, le capitalisme s'étend à de nouveaux domaines de la vie humaine. Certains utilisent l'expression « marchandisation du monde » pour marquer leur hostilité à ce développement du capitalisme.
Le capital est moins centré qu'avant sur la détention d'entreprise d'un pays donné. La version moderne, qui serait un effet du « néolibéralisme » est la capacité à échanger et faire circuler du capital dématérialisé (les actions) sur un marché mondial : ces échanges de capitaux n'impliquent aucun déplacement physique, et sont une simple écriture électronique dans les ordinateurs des banques du monde[réf. nécessaire]. Le marché des actifs négociables a pris une place dans de nouveaux domaines, comme par exemple l'eau, l'électricité, etc. Elle tend à en couvrir de plus en plus, comme par exemple l'extension des transactions aux droits à polluer, comme la Bourse du carbone.
Coutrot, dans ce livre, renoue avec un courant d'analyse qui conteste au contraire cette " rationalité économique " en la replaçant dans son contexte social.
3. HYPOTHÈSE
Hypothèse 1
L’auteur se donne comme hypothèse que la société est en train de basculer dans une nouvelle ère, celle de la firme néo-libérale. Le capital y réussit le tour de force de marier la coercition et la coopération. Coercition via la pression fantastique qu'exercent simultanément le chômage, la précarité et surtout les marchés financiers dérégulés, nouveaux maîtres du jeu. Coopération car il n'y a pas d'autre moyen, pour les salariés soumis à ces pressions, de donner le meilleur d'eux-mêmes, individuellement et collectivement.
Hypothèse 2
Le régime de croissance décrit est loin d'être le meilleur possible.
Proposition de l’auteur, la réponse donnée par l’auteur
L’auteur plaide pour un ordre productif humainement et écologiquement plus acceptable, donc économiquement plus efficace.
4. Les principales propositions de l’auteur
Thomas Coutrot propose une vision profondément renouvelée de l'entreprise, qui intègre les principaux acquis de la sociologie industrielle et de la gestion dans une vision historique et dynamique des systèmes productifs.
Le modèle
Pour appuyer sa proposition et répondre …………. L’auteur décrit le modèle émergeant Le chercheur peut justifier sa question de recherche en constatant :
- une insuffisance des connaissances sur la question de recherche,
- des lacunes sur le plan fondamental, au niveau conceptuel ou au niveau théorique ou au niveau méthodologique,
- une insuffisance de recherches empiriques sur la question, . que les hypothèses et les théories inexistantes devraient être encore éprouvées,
Parallèlement à l’énoncé de ces questions essentielles, l’auteur nous présente la genèse du modèle (la genèse du modèle)
Le questionnement présenté par l’auteur n’est jamais indépendant du questionnement d’une société sur elle-même à un moment donné. Il situe le problème dans le temps et
formule des interrogations dont il évalue la pertinence
- Il fait un recul sur la géographie et notamment une prise de conscience de l’existence de courants de recherche diversifiés
(par exemple des théoriciens du libéralisme, dont il critique le crédo qui se limitait à une seule idée, celle de libérer les forces du marché. Page 41.
Prise de position ou ce qu’il appelle le virage personnifié par Margaret Thatcher et Ronald Reagan page 42, : Leurs objectifs étaient de rétablir un rapport de forces favorable au Capital, réduire le coût de travail, accroître la rentabilité et relancer l’investissement. Tout cela en espérant la croissance et l’emploi.
Les études sur le modèle japonais (les entreprises japonaises étaient des concurrents des entreprises occidentales). Il cite un ouvrage célèbre du MIT sur le modèle japonais.
Boyer est cité par l’auteur. Il note que les spécialistes de la gestion, les responsables des ressources humaines, même les sociologues et économistes ventent les mérites du modèle japonais, comme étant un nouveau modèle productif dotés de quatre traits principaux : décentralisation de la production, mise en commun de l’expertise, salariés qualifiés et adaptables, et relations du travail coopératives et favorisant l’innovation.
Le modèle japonais conduit à l’évolution des idées. De grandes entreprises occidentales empruntent beaucoup d’élément du modèle japonais (ex. Général Motors aux États-Unis, Renault en France, etc.). Mais la plupart des entreprises réelles n’empruntent que certsins éléments du modèle japonais
Le modèle conduit à la fin des classifications rigides, et le travail devient collectif, les salariés deviennent plus flexibles grâce à l’essor de l’intéressement aux résultats de l’entreprise.
D’après l’auteur ce modèle ne suit pas exactement le modèle japonais. Deux aspects fondamentaux de ce modèles sont absents :
Premièrement, les entreprises cessent de s’endettent auprès des marchés financiers traditionnels. Aux contraires, elles se désendettent et font appel aux marchés financiers anonymes et volatils.
Deuxièmement, les entreprises deviennent plus flexibles, et peuvent se déployer rapidement. Également l’emploi à vie et l’emploi stable cessent d’exister. De même les salariés constatent la précarité de leur situation en assistant impuissants aux plans sociaux qui frappent autour d’eux.
Quatre hypothèse
Hypothèse 1
Hypothèse 2
Hypothèse 3
Hypothèse 4
Hypothèse 5
Hypothèse 6
Grosso modo ce modèle est le résultat de la mondialisation financière.
La mondialisation financière est le résultat de trois mouvements simultanés qui se sont développés dans les années 80 à l'initiative, il faut beaucoup insister là-dessus, des gouvernements des grands pays industrialisés, notamment le gouvernement américain et britannique, mais aussi des gouvernements européens. Donc de trois mouvements simultanés :
Ö dérégulation de la sphère financière, c'est-à-dire suppression de toute une série de règles et de limitations de l'activité des agents financiers, règles qui avaient été instaurées dans les années de l'après-guerre,
Ö interconnexion des différents marchés de devises et des marchés financiers internationaux, à travers des systèmes de communication extrêmement sophistiqués permis par la révolution informationnelle et,
Ö le point peut-être le plus important, financiarisation du capital des entreprises. La financiarisation est l'ouverture massive du capital des grandes entreprises aux actionnaires internationaux, par la privatisation d'un grand nombre de grandes entreprises publiques, et la mise sur le marché de leur capital, et aussi par l'ouverture d'un certain nombre d'entreprises qui étaient jusque là détenues principalement par des banques ou par des particuliers, l'ouverture du capital et la mise sur les marchés financiers du capital de ces entreprises.
Les variables du modèle productif émergent
La mondialisation financière : Le modèle productif
Comment
Réactions et Conclusion :
On peut dire que de nos jours le terme « néolibéral » est parfois employé pour qualifier des écoles économiques libérales très dissemblables, telles que l'école autrichienne et l'école de Chicago ainsi que certains de leurs chefs de file tels que Milton Friedman ou Friedrich Hayek, deux hommes qui n'ont jamais revendiqué ce terme.
Aux États-Unis le keynésianisme, pourtant en opposition profonde avec le monétarisme et le libéralisme classique, peut recevoir l'appellation de néolibéral depuis que John Maynard Keynes s'est revendiqué « new liberal » pour soutenir sa doctrine interventionniste
Entre : Multidisciplinarité, pluridisciplinarité, transidisciplinarité et interdisciplinarité : Pourqoui l'interdisciplinarité s'imposerait-elle ?
Définition
Multidisciplinarité (ou pluri), interdisciplinarité, transdisciplinarité, ces trois mots marquent trois degrés dans l'intégration des disciplines et des savoirs. Au premier degré, La pluridisciplinarité (ou multidisciplinarité) « qui peut être entendue comme une association de disciplines qui concourent à une réalisation commune, mais sans que chaque discipline ait à modifier sensiblement sa propre vision des choses et ses propres méthodes. À ce titre, la pluridisciplinarité existe depuis longtemps, même si son importance s'est accrue de nos jours.» Au second degré, « l'interdisciplinarité, qui poursuit des objectifs plus ambitieux. Son but est d'élaborer un formalisme suffisamment général et précis pour permettre d'exprimer dans ce langage unique les concepts, les préoccupations, les contributions d'un nombre plus ou moins grand de disciplines qui, autrement, restent cloisonnées dans leurs jargons respectifs.»
Vers la transdisciplinarité
Il y a une différence entre les multiples regards sur un même objet et la multidisciplinarité. Il est rare que l’on songe à inclure un peintre ou un poète dans une équipe multidisciplinaire. Le regard de l'un et de l'autre enrichit pourtant la connaissance que nous pouvons avoir d'un objet ou du monde dans son ensemble. D’une manière générale, discipline n’est pas synonyme de regard, pouvant faire place à la subjectivité, mais de région à l’intérieur de la science objective.
Par-delà l'objectivité et le formalisme de l'interdisciplinarité, telle que la conçoit Pierre Delattre, les tenants de la transdisciplinarité renouent avec la subjectivité, la vie intérieure et les divers regards sur le monde. La quête de l'unité du savoir ne consiste plus dès lors à relier entre elles des disciplines objectives, mais à cultiver un terroir intérieur où regards subjectifs et données objectives sont associés entre eux comme les microorganismes et les minéraux dans l'humus.
Fédéralisme canadien
Le fédéralisme canadien est un des trois piliers de l'ordre constitutionnelcanadien, avec legouvernement responsable et laCharte canadienne des droits et libertés. Il signifie que le Canada possède deux paliers d'autorité politique distincts : leParlement canadien central (fédéral) et les dixassemblées législatives provinciales et territoriales. Chaque palier est souverain en ce qui concerne certaines compétences législatives, alors que d'autres compétences sont partagées (ex: agriculture et immigration). LeRoyaume-Uni ne possédait pas ce modèle lors de la création de laConfédération canadienne, établissant une différence entre le Canada et la mère-patrie à cet égard.
La nature fédérale de la constitution canadienne était une réaction à la diversité descolonies maritimes et de laProvince du Canada, particulièrement la forte distinction entre les habitantsfrancophones duBas-Canada (Québec) et les habitantsanglophones duHaut-Canada (Ontario). Le fédéralisme était considéré comme essentiel à la coexistence des communautés francophones et anglophones.John A. Macdonald, qui devint le premierpremier ministre du Canada, s'était d'abord opposé à un type de gouvernement fédéraliste.
Le partage des pouvoirs entre les gouvernements fédéral et provinciaux fut initialement tracé dans l'Acte de l'Amérique du Nord britannique de 1867 (aujourd'hui laLoi constitutionnelle de 1867) qui forme, avec les amendements desActes de l'Amérique du Nord britannique et laLoi constitutionnelle de 1982, laConstitution du Canada.
http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9d%C3%A9ralisme_canadien
La décentralisation : Principes
Le principe de subsidiarité est une maxime politique et sociale selon laquelle la responsabilité d'une action publique, lorsqu'elle est nécessaire, doit être allouée à la plus petite entité capable de résoudre le problème d'elle-même. Il va de pair avec le principe de suppléance, qui veut que quand les problèmes excèdent les capacités d'une petite entité, l'échelon supérieur a alors le devoir de la soutenir, dans les limites du principe de subsidiarité.
C'est donc le souci de veiller à ne pas faire à un niveau plus élevé ce qui peut l'être avec plus d'efficacité à une échelle plus faible, c'est-à-dire la recherche du niveau pertinent d'action publique.
La signification du mot latin d'origine (subsidiarii= troupe de réserve, subsidium= réserve / recours / appuis) reflète bien ce double mouvement, à la fois de non-intervention (subsidiarité) et de capacité d'intervention (suppléance).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Principe_de_subsidiarit%C3%A9
Formes et domaines
La subsidiarité peut être :
Concrètement, lors d'une subsidiarité descendante, c'est l'échelon supérieur qui décide qui doit connaître quelle question.
Concrètement, lors d'une subsidiarité ascendante, c'est l'échelon inférieur qui décide qui doit connaître quelle question.
Trouvant son origine dans la doctrine sociale de l'Église catholique, la notion de subsidiarité est devenue l'un des mots d'ordre de l'Union européenne.
Ce principe de subsidiarité est clairement inscrit tant dans le droit que dans le discours européen. La mise en application et le contrôle de la mise en œuvre de ce principe de subsidiarité sont en revanche des questions légitimes, mais ouvertes à ce jour.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Interdisciplinarit%C3%A9 Les modes d'articulation des disciplines
Même si les phases premières de la science vont vers un modèle "officiel", celui de la disciplinarité, une autre histoire lui est inséparable, à savoir le développement de trois démarches nommées pluridisciplinarité, interdisciplinarité et transdisciplinarité :
° La pluridisciplinarité est la rencontre autour d'un thème commun entre chercheurs, enseignants de disciplines distinctes mais où chacun conserve la spécificité de ses concepts et méthodes. Il s'agit d'approches parallèles tendant à un but commun par addition des contributions spécifiques. Dans le cadre d'un développement technologique, différentes disciplines ou métiers peuvent collaborer pour traiter chacun un sous-problème.
° L'interdisciplinarité suppose un dialogue et l'échange de connaissances, d'analyses, de méthodes entre deux ou plusieurs disciplines. Elle implique qu'il y ait des interactions et un enrichissement mutuel entre plusieurs spécialistes. Un exemple récent en est l'éthologie humaine, rencontre entre l'étude du comportement animal et la psychologie de l'enfant ou le cancer vu sous le regard croisé des biologistes, des médecins, des psychologues, des philosophes. L'interdisciplinarité est aussi le principe que l'on retrouve comme fondateur des Sciences Cognitives
° La transdisciplinarité désigne un savoir qui parcourt diverses sciences sans se soucier des frontières. L'anthropologie préhistorique de André Leroi-Gourhan et la sociologie historique de Norbert Elias en sont de bons exemples où la notion de système est présente en physique, en biologie, en économie, en sociologie.
Les risques de l'interdisciplinarité ; la métadisciplinaritéMême si l’interdisciplinarité permet de mieux appréhender un sujet dans sa « réalité globale », elle comporte le risque de l’approximation conceptuelle, de la confusion des concepts voire de l’illusion de l’embrassement de tous les savoirs. C’est pour ces raisons qu’on peut préférer à l’interdisciplinarité la « métadisciplinarité », qui consiste à « écologiser » les disciplines, c'est-à-dire à dépasser la segmentation en disciplines tout en la conservant (Morin, 1994).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pluridisciplinarit%C3%A9
La pluridisciplinarité (ou multidisciplinarité), selon une conception de premier niveau, consiste à aborder un objet d'étude selon les différents points de vue de la juxtaposition de regards spécialisés. Il s'agit ainsi de faire coexister (que ce soit consciemment ou non) le travail de plusieurs disciplines à un même objet / sujet d'étude. L'objectif de la pluridisciplinarité est ainsi d'utiliser la complémentarité intrinsèque des disciplines pour la résolution d'un problème.
L’interdisciplinarité est l'art de faire travailler ensemble des personnes issues de diverses disciplines scientifiques. L'intérêt est de parvenir à un but commun en confrontant des approches différentes d'un même problème.
Visiter :
http://www.crises.uqam.ca/cahiers/ET0314.pdf
PRÉSENTATION DU CRISES
Notre Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES) est un centre interuniversitaire qui s’intéresse principalement à la thématique « des innovations et des transformations sociales ».
Une innovation sociale se définit par son caractère novateur ou hors normes et par l’objectif général qu’elle poursuit soit celui de favoriser le mieux-être des individus et des collectivités. Elle se caractérise tout autant par un processus de mise en oeuvre impliquant une coopération entre une diversité d’acteurs que par les résultats obtenus, immatériels ou tangibles. À plus long terme, les innovations peuvent avoir une efficacité sociale qui dépasse le cadre du projet initial (entreprises, associations, etc.) et représenter un enjeu qui questionne les grands équilibres sociétaux. Elles deviennent alors sources de transformations sociales et peuvent contribuer à l’émergence d’un nouveau modèle de développement.
Les chercheurs du CRISES étudient les innovations sociales à partir de trois grands axes complémentaires : le territoire, les conditions de vie et le travail et l’emploi.
Axe innovations sociales et territoire
?€'ƒLes chercheurs de l’axe territoires'intéressent principalement aux rôles des acteurs sociaux, et à leurs pratiques innovatrices, dans les recompositions territoriales contemporaines. Ils étudient notamment l'émergence de réseaux sociaux et leurs liens avec de nouvelles formes de territorialité ; les relations entre les entreprises, les acteurs sociaux et les instances politiques locales ; les identités locales et leurs liens avec le développement économique et social ainsi que les modalités de gouvernance territoriale.
Axe innovations sociales et conditions de vie
?€'ƒLes chercheurs de l’axe conditions de vies'attardent à repérer, décrire et analyser des innovations sociales visant l'amélioration des conditions de vie, notamment en ce qui concerne la consommation, l'emploi du temps, l'environnement familial, l'insertion sur le marché du travail, l’habitat, les revenus, la santé et la sécurité des personnes. Ces innovations se situent, généralement, à la jonction des politiques publiques et des mouvements sociaux : services collectifs, pratiques de résistance, luttes populaires, nouvelles manières de produire et de consommer, etc.
Axes innovations sociales, travail et emploi
?€'ƒLes membres de l’axe travail et emploicentrent leurs travaux sur l’organisation du travail, la régulation de l’emploi et la gouvernance des entreprises dans le secteur manufacturier, dans la fonction publique et dans l’économie du savoir. Les recherches portent sur les dimensions organisationnelles et institutionnelles de l’emploi et du travail. Elles concernent tant les syndicats et les entreprises que les politiques publiques et s’intéressent à certaines thématiques comme les stratégies des acteurs, le partenariat, la gouvernance des entreprises, les nouveaux statuts d’emploi, le vieillissement au travail, la formation et l’économie du savoir.
LES ACTIVITÉS DU CRISES
En plus de la conduite de nombreux projets de recherche, l’accueil de stagiaires post-doctoraux, la formation des étudiants, le CRISES organise toute une série de séminaires et de colloques qui permettent le partage et la diffusion de connaissances nouvelles. Les cahiers de recherche, les rapports annuels et la programmation des activités peuvent être consultés à partir de notre site Internet à l’adresse suivante :www.crises.uqam.ca.
Denis Harrisson
Directeur
La théorie de la transition démographique part d'un constat simple à savoir que les variations spatiales de la mortalité et de la natalité sont dues à des différences d'évolution démographique. Le schéma de la transition démographique est un modèle spatio-temporel permettant de décrire le passage d'une population ayant des taux de natalité et de mortalité élevés à une population ayant des taux de natalité et de mortalité faibles.
L'hypothèse de base de la théorie de la transition démographique est que toutes les populations du monde vont évoluer de la même façon, avec des décalages de calendrier dans cette évolution. Ce modèle a été bâti par les démographes d'après leurs observations et leurs analyses sur l'évolution des populations des pays européens et nord-américains afin d'expliquer le passage d'un régime de forte natalité et mortalité à un régime de faible natalité et mortalité.
C'est ce qui a intéressé notamment Adolphe Landry en France, repris par Notestein aux États-Unis au début du XX siècle. Le modèle de la transition démographique sert à l'ONU pour effectuer ses prévisions de population.